30/05/2012

Pull My Daisy

À l'occasion de la sortie en salles du pâle Sur la route de Walter Salles, il n'est pas inopportun de voir ou revoir Pull My Daisy, court métrage réalisé en 1959 par Robert Frank et Alfred Leslie, sur un scénario de Jack Kerouac, qui prête sa voix (off). Le scénario, inspiré d'une soirée chez les Cassady, est le troisième acte d'une pièce inachevée. On retrouve devant la caméra : Allen Ginsberg, Gregory Corso, Peter Orlovsky, entre autres, et même… Delphine Seyrig, dont ce sont les premiers pas à l'écran.

Un évêque (Richard Bellamy) et sa mère (Alice Neel) vont voir Milo, un cheminot (Larry Rivers). Dans l’appartement traînent ses amis poètes qui interrogent l’évêque sur le sens de la vie et sur les relations entre profane et sacré.

Lisons un peu avec Mary Pickford

mary-pickford.jpgMary n'y croit pas un instant.

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Hangover Square

hangover square,john brahm,laird cregar,bernard herrmann,george sanders,linda darnell,faye marlowe,jack l'éventreur,merle oberon,patrick hamiltonHangover Square est un film américain de John Brahm, sorti en 1945 (d'après un roman de Patrick Hamilton). Laird Cregar y interprète un compositeur du 19° siècle finissant, George Harvey Bone, victime d’absences, durant lesquelles il semble qu’il commette des crimes sadiques. Des sons stridents le plongent dans un état second, son subconscient prend alors le dessus. Une sorte de Jeckyll et Hyde, mais sans passage par la case potion magique. L’affable et talentueux Bone en vient à fréquenter les beugles, boit plus qu’il ne devrait, se change en personnage irascible à la moindre résistance.

hangover square,john brahm,laird cregar,bernard herrmann,george sanders,linda darnell,faye marlowe,jack l'éventreur,merle oberon,patrick hamiltonLe jour, il fréquente essentiellement un prestigieux chef d’orchestre Henry Chapman (Alan Napier) et sa fille Barbara (Faye Marlowe) qui, visiblement, en pince pour lui. Tous deux l’encouragent à composer le concerto qui lui ouvrira définitivement des portes de la notoriété. Reconnaissance et promesse d’amour conjugal à la clé. La nuit, il s’entiche d’une affriolante chanteuse de cabaret, Netta Longdon (Linda Darnell) qui le manipule pour obtenir des chansons à succès. Entre morale et normalité d’un côté, vice et luxure de l’autre, Bone, aussi fin artistiquement qu’il est lourd (tantôt pataud, tantôt puissant) physiquement, ne peut choisir. Au cœur de ce dilemme et de l’enquête policière (très subalterne), un médecin de Scotland Yard, Allan Middleton (interprété avec toujours autant de classe par George Sanders).

hangover square,john brahm,laird cregar,bernard herrmann,george sanders,linda darnell,faye marlowe,jack l'éventreur,merle oberon,patrick hamiltonOn le voit, les ficelles sont un peu grosses, même si toute ébauche psychanalytique est évitée. Le film de Brahm navigue lui-même entre conventions et audaces. Conventions : le partage existentiel entre le Bien et le Mal, le personnage de Barbara contenue un statut stéréotypé d’amoureuse transie, et celui de Netta, manipulatrice sans envergure. Audace : la musique de Bernard Herrmann, qui s’approprie avec virtuosité les codes des compositions d’avant-garde du début du 20° siècle, tout en s’inscrivant dans les canons du cinéma hollywoodien. Il transforme ainsi en concerto crépusculaire la pièce maîtresse censée consacrer le musicien. Audace également : la description sans fard du Londres de la nuit, ou encore la scène assez sidérante où Bone porte au bûcher le corps d’une de ses victimes, lors du Guy Fawkes Day, fête populaire durant laquelle on brûle des pantins. On mesure là (l’utilisation du feu est un élément essentiel de la psychose de Bone)… la démesure du meurtrier, l’abyme dans lequel il s’est égaré et le rang d’objet auquel il relègue ses victimes.

Ce fut la dernière apparition au cinéma de Cregar (déjà présent dans la version de Jack l’éventreur signée de Brahm, aux côtés de George Sanders et Merle Oberon), mort d’une crise cardiaque, à seulement trente-et-un ans, avant la sortie officielle du film.

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29/05/2012

Juke Box : Petula Clarck

La pétulante Petula interprète "London is London" dans Goodbye Mr Chips (1969), de Herbert Ross.

Paroles et musique de John Williams et Leslie Bricusse.

Sur la route

cannes 2012,sur la route,walter salles,sam riley,garret hedlund,alan ginsberg,william burroughs,viggo mortensen,kirsten dunst,kristen stewart,elizabeth mossEn 1957, Jack Kerouac parvient à écrire, en trois semaines et sur un très très long rouleau de papier de 36 mètres de long, son grand roman, sa pièce maîtresse, Sur la route, à la fois consécration littéraire et aboutissement d’une expérience humaine : le choc Neal Cassidy. Sous les traits de Sal Paradise (Sam Riley) et Dean Moriarty (Garret Hedlund), le livre fait état des nombreux trajets et des rencontres que firent les deux premiers génies de la Beat Generation, d’un bout à l’autre des États-Unis, de San Francisco à New York, en passant fréquemment par Denver ou plus inopinément par le Mexique, ensemble, à plusieurs (les écrivains Allen Ginsberg et William Burroughs, les petites femmes de Ned/Dean : LuAnne Anderson, Carolyn Robinson), tout le long d’une irrépressible et violente attirance comme seuls deux contraires peuvent l‘éprouver. Il y eut de la fusion et de la destruction entre eux. Cassidy était un démon dans une silhouette d’ange. Kerouac s’en retira, avant d’y brûler à son tour.

cannes 2012,sur la route,walter salles,sam riley,garret hedlund,alan ginsberg,william burroughs,viggo mortensen,kirsten dunst,kristen stewart,elizabeth mossDe cette barbarie créatrice où la mort est omniprésente sous prétexte d’éclats de vie, Walter Salles ne retient rien, sinon le dévergondage au long cours de post-adolescents tapageurs. Il oublie que Cassidy écrivait et inspira Kerouac, fait passer ce dernier pour un gringalet introverti, et jette un voile pudique, sinon moralisateur, sur leur homosexualité, sans doute parce que c’est plus simple. Son film est nourri à l’eau tiède d’un cinéma sans point de vue, destiné à alimenter les soirées-débats de la culture mainstream. Il fait œuvre de pédagogie, il distraie, en un mot il muséifie Kerouac.

28/05/2012

Vous avez un message d'Evelyn Tripp

EvelynTripp.jpg

Mais vous n'êtes visiblement pas le seul.

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Cosmopolis

cosmopolis,david cronenberg,robert pattinson,juliette binoche,sarah gadon,paul giamatti,mathieu amalric,kevin durandIl a beaucoup été question, dans les commentaires accompagnant la présentation à Cannes de Cosmopolis, d’une dimension politique nouvelle dans le cinéma de Cronenberg. Certes, le pouvoir absolu d’une poignée de golden boys de la finance et des marchés sur le peuple y est  abordé comme jamais, frontalement, puisque Packer, le personnage principal interprété par Robert Pattinson, et que l’on suit de bout en bout au fil de sa lente traversée d'un New York en ébullition (la ville est paralysée en raison d'un déplacement du président américain) à bord d’une limousine blanche, en est l’indigne représentant. C’est oublier cependant que la manière obsessionnelle dont Cronenberg aborde depuis toujours l’aliénation des individus à leur propre corps, la convoitise pour celui d’autrui ou la métamorphose que le corps subit par la volonté seule de l’esprit, bref le corps dans tous ses états (entité, fantasme, puissance et impuissance) est par essence politique.

cosmopolis,david cronenberg,robert pattinson,juliette binoche,sarah gadon,paul giamatti,mathieu amalric,kevin durandDe plus, le cinéaste canadien a engagé, depuis plusieurs années déjà et de nombreux films, un processus de mutation où le corps, jadis objet essentiel de ses préoccupations, est passé au statut d’enveloppe, de réceptacle du cerveau, de la pensée, de l’esprit, pour arriver – via Freud et Jung – à une forme quasi désincarnée, c’est-à-dire normale. Qui de plus normal, en réalité, que l’acteur Robert Pattinson, héros de la série on ne peut plus conventionnelle, sinon conservatrice (d’où son succès planétaire), Twilight ? Cronenberg s’empare de cette gravure de mode, ou du moins rendue telle par la grâce médiatique, pour la rendre à ce qu’elle est : un objet livré à la proie des marchés. Car, sur le thème du « est pris qui croyait prendre », Packer, double futuriste d’un Mark Zuckerberg devenu à moins de trente ans multimilliardaire, pour n’avoir pas anticipé la surévaluation du yuan, se trouve pris dans une spirale boursière irrémédiablement dépréciative.

cosmopolis,david cronenberg,robert pattinson,juliette binoche,sarah gadon,paul giamatti,mathieu amalric,kevin durandPas de panique, cependant, à bord de la limousine blindée qui, à un rythme d’une lenteur parfois funéraire, mène le jeune cador chez son coiffeur. En même temps que le luxueux corbillard effectue sa procession parmi les rues de New York, et que Packer reçoit dans le salon chromé aménagé à l’intérieur du réceptacle insonorisé des individus qui tous travaillent, pour un titre ou pour un autre pour lui, en même temps des happenings et des émeutes à l’extérieur (derrière les vitres fumées ou sur l’écran de télévision) témoignent de la colère montante d'un monde, de tout le reste du monde. En même temps, une menace se précise, mais laquelle ? contre le président, contre le directeur du FMI, contre Packer, qui est, par sa position d’exploitant, lui-même une menace vivante.

D’impeccable man in black au début du film, il perd peu à peu tous ses attributs, cravate, blazer, se défroque, se fait entarter, et parvient à la fin en sueur, en larmes et en sang face à son jugement dernier. Comme si, à la manière d’un Dorian Gray, les atteintes morales finissaient peu à peu, au fur et à mesure que le miroir tombe, à impressionner la toile finalement sensible de ce visage anonyme qui ne reçoit plus la lumière du jour qu’à travers des filtres.

cosmopolis,david cronenberg,robert pattinson,juliette binoche,sarah gadon,paul giamatti,mathieu amalric,kevin durandLe Cosmopolis de Cronenberg fait penser à Existenz – la plongée dans une autre réalité, la confusion des réels – et à L’Armée des douze singes – la montée d’un terrorisme citoyen, ici ce serait « l’armée des douze rats », en phase avec les préoccupations du monde actuel, et donc en distorsion avec le contexte futuriste de l’histoire. En fait, là où Cronenberg innove véritablement, c’est dans la forme. Jamais sans doute, même pas avec Crash, son autre grand film expérimental, il n’était allé aussi loin, au risque de… dérouter ses spectateurs. Adapté de Don DeLillo, le film est une succession de dialogues théoriques menés quasi intégralement dans le huis-clos de la limousine. Les stations du Chemin de Croix où Cronenberg entraîne Pattinson (un café, un salon de coiffure, un logement sordide) offrent des échappées toujours illusoires : à chaque fois, Packer est confronté à un autre lui-même dont, pas à pas, il mesure moins la dissemblance que l'infinie ressemblance. Puisque, comme lui, ce ne sont que des êtres humains, faits de chair, d’os et d’eau. Des hommes de la rue où il finit par descendre. Sans doute, la différence est ailleurs.

27/05/2012

Cannes 2012 : Ai To Makoto, de Takashi Miike

Cannes 2012 : The Sapphires, de Wayne Blair

26/05/2012

Cannes 2012 : Les Étoiles de la Critique

Cannes2012.png

Les critiques…

THOMAS BAUREZ (STUDIO CINE LIVE)
ROMAIN BLONDEAU
(TRANSFUGE)
STEPHANIE LAMOME
(PREMIERE)
ROMAIN LE VERN
(EXCESSIF / TF1 NEWS)
GUILLAUME LOISON
(LE NOUVEL OBSERVATEUR)
ALEX MASSON
(RADIO NOVA)
JEAN-BAPTISTE MORAIN
(LES INROCKS)
PHILIPPE ROUYER
(POSITIF)
JEROME VERMELIN
(METRO)

 

Et les étoiles :

 

T.B.

R.B.

S.L. 

RLV 

G. L. 

A.M. 

JBM

P.R. 

J.V.

 
Moonrise Kingdom 

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De rouille et d'os

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Après la bataille

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Reality

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Paradis: Amour

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Des hommes sans loi

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Au-delà des collines

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Amour

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La chasse

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Vous n'avez encore rien vu

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Like someone in love

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In Another Country

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Cogan - La mort en douce

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La part des anges

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Sur la route

 

 

 

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Holy Motors

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The Paperboy

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Post Tenebras Lux

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Cosmopolis

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Dans la brume

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Mud

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L'ivresse de l'argent

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Ce qui donne un résulat… un rien chauvin :

1. De rouille et d'os, de Jacques Audiard (France)

2. Amour, de Michale Hanecke (France-Autriche)

    Holy Motors de Leos Carax (France)

4. Mud, de Jeff Nichos (USA)

5. Moonrise Kingdom, de Wes Anderson (USA)

    In Another Country, de Hong Sang-soo (Corée du Sud)

    La Part des anges, de Kenneth Loach (GB)

8. Vous n'avez encore rien vu, d'Alain Resnais (France)

9. Like someone in love, d'Abbas Kiarostami (France)

10. Cosmopolis, de David Cronenberg (Canada-France)

et tout an bas :

20. The Paperboy, de Lee Daniels (USA)

21. Sur la route, de Walter Salles (Brésil-France)

22. Post Tenebras Lux, de Carlos Reygadas (Mexique)

20:23 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cannes 2012 | | | Digg! Digg |  Facebook

Cannes 2012 : Maniac de Franck Khalfoun

Cannes 2012 : Thérèse Desqueyroux, de Claude Miller

 

Dans les Landes, on arrange les mariages pour réunir les terrains et allier les familles. Thérèse Larroque devient Madame Desqueyroux. Mais cette jeune femme aux idées avant-gardistes ne respecte pas les conventions ancrées dans la région.
Pour se libérer du destin qu’on lui impose, elle tentera tout pour vivre pleinement sa vie.

Le dernier film de Claude Miller, adapté du roman de François Mauriac.

Cannes 2012 : Hemingway and Gellhorn, de Philip Kaufman

Cannes 2012 : Dans la brume, de Sergei Loznisa

Juke Box : Johnny Deep

Johnny Deep et Helena Bonham Carter interprètent "Sweeney Todd Epiphany" dans Sweeney Todd. Le Diabolique Barbier de Fleet Street (2007, d'après la comédie musicale de Stephen Sondheim et Hugh Wheeler), de Tim Burton.

25/05/2012

Cannes 2012 : Cosmopolis, de David Cronenberg

Cannes 2012 : L'Ivresse de l'argent, de Im Sang-soo


24/05/2012

Cannes 2012 : Io e Te, de Bernardo Bertolucci

Cannes 2012 : Post Tenebras Lux, de Carlos Reygadas

Cannes 2012 : The Paperboy, de Lee Daniels

23/05/2012

Lisons un peu avec Leslie Caron

leslie-caron-photographed-by-virgil-apger.jpgLeslie aimerait lire tranquille. S'il-vous-plaît.

10:25 Publié dans Lisons un peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : leslie caron | | | Digg! Digg |  Facebook

Cannes 2012 : Sur la route, de Walter Salles

Pause réclame : Helena Bonham Carter, Ben Kingsley, le divan et le manteau de fourrure

Publicité et cinéma ont parfois, souvent, fait bon ménage, pour le meilleur et pour le pire. Aujourd'hui, le meilleur.

Helena Bonham-Carter et Ben Kingsley filmés par Roman Polanski pour le compte de Prada : A Therapy.

Cannes 2012 : Killing Them Softly, d'Andrew Dominik

22/05/2012

Cannes 2012 : Holy Motors, de Leos Carax

21:17 Publié dans Demain commence aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : leos carax, holy motors, cannes 2012 | | | Digg! Digg |  Facebook

Cannes 2012 : In Another Country, de Hong Sang-soo

Cannes 2012 : Vous n'avez encore rien vu, d'Alain Resnais

21/05/2012

Cannes 2012 : La Part des Anges, de Ken Loach

Vous avez un message d'Elvis Presley

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Tendre et rose à la fois.

19:25 Publié dans Vous avez un message | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elvis presley | | | Digg! Digg |  Facebook

Cannes 2012 : Like Someone in Love, d'Abbas Kiarostami

15:08 Publié dans Demain commence aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : abbas kiarostami, cannes 2012 | | | Digg! Digg |  Facebook