30/06/2012
Juke Box : Linda Darnell et Laird Cregar
C'est sous le regard conquis de Laird Cregar que Linda Darnell interprète "Have You Seen Joe ?", dans Hangover Square (1945), de John Brahm.
Les mêmes, quelques instants plus tard, improvisent "All For You".
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| Tags : hangover square, laird cregar, linda darnell, john brahm |
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28/06/2012
Adieu Berthe
Alors, oui, Adieu Berthe est un film facile. Et pourquoi pas. « Film facile » ne veut pas dire « facile à faire ». Ce n’est pas un reproche. Juste un constat. Comme une recette de cuisine qui tient ses promesses, et ainsi à chaque fois qu’on l’essaiera. Un film facile à voir. Ce qui ne signifie pas non plus sans ambition, sans sens aucun.
De sens, il y aurait même trop dans la vie d’Armand, parmi lesquels ce héros des temps modernes (pas un anti-héros, un héros… normal) ne sait ni ne veut choisir. Entre sa maîtresse Alix (Valérie Lemercier), tendrement ordurière, et son épouse Hélène (Isabelle Candelier), fermement éprise. Entre des funérailles grand genre et un enterrement à la bonne vôtre. Entre inhumation et incinération. Au passage, on aura appris que l’espérance de vie des mulets ne dépasse guère la dizaine de mois, quand les rouge-gorge vivent quinze ans. Nous en avons un dans notre jardin, qui revient chaque année. Ce n’est donc pas un tour de prestidigitation, art pour lequel Berthe, cette oubliée des secrets de famille, avait quelques faiblesses.
Voilà, un film facile, c’est un film qui ne dit pas grand-chose, mais dont on retient des bribes, qui surprend pas quelques éclats de voix qui provoquent autant d’éclats de rire, des audaces qui font des sourires, un film qui s’amuse du quotidien sans désespérer des lendemains. Il y a de tout cela dans le joli film (avec des gros mots dedans), à peine loufoque et merveilleusement interprété, de Bruno Podalydès.

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| Tags : adieu berthe, denis podalydes, bruno podalydes, valérie lemercier, isabelle candelier |
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Adieu Berthe, Bonjour Antoinette
La Berthe du film des Podalydes meurt en révélant le feu de son amour pour un magicien qu'elle rencontra à l'âge de vingt ans, mais l'histoire ne connut pas vraiment de suite. Restée fidèle au souvenir de son enchanteur, sa chambre désormais vide de sa présence est chargée des souvenirs auxquels elle est restée fidèle.
La prestidigitation est un exercice essentiellement réservé à la gent masculine. Les femmes sont des faire-valoir. Antoinette Marteret fut pourtant une magicienne au parcours tout à fait singulier. Elle est morte en 2006, à 94 ans. Alain Cavalier, un autre ensorceleur, avait eu la bonne idée de la filmer.
08:40 Publié dans Archives des Bons Morceaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : alain cavalier, antoinette marteret, podalydes |
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Bande originale : Vertigo
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| Tags : bernard herrmann, alfred hitchcock, vertigo |
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27/06/2012
Lisons un peu avec Audrey Hepburn

Mais est-ce bien raisonnable ?
15:47 Publié dans Lisons un peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : audrey hepburn |
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25/06/2012
Vous avez un message de Betty Page

Il serait peut-être temps de changer la moquette.
Non ?
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| Tags : betty page |
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23/06/2012
Juke Box : Isabelle Huppert (2)
Isabelle Huppert chante "Souvenirs chiffonés" dans Signé Charlotte (1985), de sa sœur Caroline Huppert.
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| Tags : isabelle huppert, caroline huppert, signé charlotte, souvenirs chiffonés |
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21/06/2012
L'Heure du bain avec Betty Davis
L'été est une invitation toujours renouvelée, et à peine déguisée, à se mettre en maillot.
L'exemple par les stars.

Betty Davis, qu'il serait vain de confondre avec Bette Davis (dont elle n'était apparentée ni des lèvres ni des dents), opte pour un modèle sophistiqué, combiné de filet de pêcheur à grosses mailles et d'abat-jour Années folles. Est-ce cette alliance des contraires qui confère à l'ensemble un côté savoureusement sauvageon ? Ou bien sa coiffure rebelle ? Son allure à peine suggestive ?
À l'heure de cette prise de vue extime (dont la texture sensuellement granuleuse de la reproduction ne laisse planer aucun doute sur le fait que celle-ci fut publiée dans la presse – mais quelle presse ?), Betty, née Marbry, vient d'épouser Miles Davis. Elle n'a que 24 ans et peut-être est-elle déjà en train de divorcer. Nous sommes en 1969, l'année de tous les possibles. En hommage à ses talents, le grand Miles intitulera l'année suivante son album Bitches Brew (500 000 exemplaires vendus tout de même), qu'un traducteur automatique indélicat interprète par Brouet de Salopes.
Plus tard, Betty, dont on a oublié de préciser qu'elle exerçait la profession de mannequin, réalisera son propre album, sobrement (mais cela ne durera pas) intitulé Betty Davis, dont les connotations ouvertement sexuelles lui vaudront les foudres des compulsives ligues de vertu et un échec cinglant et quasi définitif (un sort identique sera réservé aux deux opus suivants) au box-office.
Ce qui est proprement injuste, comme le confirme le psychédélique et irresistible Anti Love Song (1973).
20:01 Publié dans Faut qu'ça danse !, L'Heure du Bain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Bande originale : Phantom of the Paradise
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20/06/2012
Bad Influence (1990)
Vu Bad Influence sur la foi de la (relativement) bonne impression laissée il y a peu par La Rivière sauvage. De toute évidence, à tous les coups Curtis Hanson ne gagne pas. Ici l’alors juvénile James Spader (enfin, en 1990 il avait tout de même trente ans bien tassés) est la proie sur laquelle le pin up boy Rob Lowe jette son infernal dévolu. Sous prétexte de l’aider à vaincre sa timidité, le fringant gigolo au sourire carnassier retourne comme une crêpe le blanc-bec inhibé fort en maths, et l’entraîne dans un piège redoutable de perversité vaine et de bêtise accomplie.
Car tout ici est affaire de yin et de yang, de jour et de nuit, de plein et de vide, d’actif et de passif, blablabla. Bref, le scénario, qui balaie les vraisemblances comme on se mouche, repose intégralement sur un système absolument et irréversiblement binaire. Pour faciliter la compréhension du spectateur qui aurait oublié de brancher son cerveau, les acteurs s’emploient même à dénuer leur interprétation de toute parcelle d’ambiguïté (pas d’homosexualité larvée ni de dédoublement de personnalité en possibles bouées de sauvetage) : Spader, comme souvent, est l’incarnation de la naïveté déconcertante. Very very bad Lowe est un copié-collé de la beauté du diable en mode mannequin Redoute, ce qui ne lui suffit pas pour être crédible. Le tout, des costumes aux décors (et même la coupe de cheveux un poil mulet du beau Rob), se noie dans l’esthétique plastique à deux balles des années quatre-vingt branchées.
Mauvaise pioche, donc.
Sans être passionnant, il semble me souvenir que le précédent Faux témoin, du même Curtis Hanson, ne réservait pas autant de tonneaux de nullité à deux balles. À vérifier, le cas échéant…
19:18 Publié dans Nuits blanches, On n'y voit rien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : bad influence, curtis hanson, rob lowe, james spader |
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Lisons un peu avec Vivien Leigh
Vivien préfère écrire.
10:26 Publié dans Lisons un peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : vivien leigh |
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18/06/2012
Vous avez un message d'Ava Gardner

Et de son ami (feu) le zèbre.
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| Tags : ava gardner |
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16/06/2012
Juke Box : Audrey Hepburn
Audrey Hepburn chante "Moon River" (paroles de Johnny Mercer, mélodie de henry Mancini) dans Diamants sur canapé (1961, d'après Truman Capote) de Blake Edwards.
La version bande annonce :
08:36 Publié dans Juke Box | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : audrey hepburn, blake edwards, henry mancini, johnny mercer, truman capote, diamants sur canapé, moon river |
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14/06/2012
Bande originale : Carrie
08:21 Publié dans Bande originale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : carrie, pino donaggio, brian de palma |
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13/06/2012
Lisons un peu avec Liz Taylor
Liz lit sur la Tamise.
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12/06/2012
La Rivière sauvage (1995)
La Rivière sauvage (1995) fait partie de ces innombrables longs métrages qui passent entre les mailles du filet de la cinématographie pour finir sous la forme d’une vieille VHS dont on se demande, après une journée de vain rangement, ce qu’elle fait encore là. Tiens, et si on y jetait un coup d’œil (las)… Aussi loin du chef-d’œuvre que du nanar, n’ayant même pas bénéficié d’un succès fracassant au box-office qui aurait fait d’eux des reflets de leur temps, ces films n’ont vraisemblablement eu pour autre légitimité que d’entretenir le tiroir caisse des têtes d’affiche ou assurer les arrières de la maison de production. La recette est simple : un duo de vedettes complémentaires, un scénario vu mille fois où des prototypes de la famille moyenne américaine sont confrontés à de dangereux criminels, un bon petit suspens angoissant qui va crescendo… ma non troppo. Et au finish, le clan des vraies valeurs l’emporte sur les mauvais garçons qui menacent l’équilibre consubstantiel du sacro-saint american way of life. Ça vaut son pesant de popcorns.
À ma droite, Gail (pétulante Meryl Streep) tente de revivre sa jeunesse en revenant sur le terrain de ses exploits passés : descendre en canot les rapides les plus dangereux des États-Unis où elle s’illustra dans une autre vie. En maîtresse femme castratrice, quoiqu’à l’esprit ouvert (toujours le mot pour rire au coin des lèvres, c’est dire qu’elle maîtrise la situation), elle embarque son fils, se déleste de sa fille (trop jeune, donc inutile), et accepte in extremis son mari, un illustrateur à lunettes (sosie de Dustin Hoffman) qui tire la gueule. En fait, ils sont au bord du divorce, tout semble les séparer – elle blonde, sportive et joviale, lui poivre et sel, fluet et taciturne – et cette aventure, inutile d’être devin pour le comprendre, est celle de la dernière chance. Ambiance…
Mais la comédie romantico-comique annoncée ne tarde pas à se corser. À peine n’ont-ils pas embarqués qu’ils croisent, à ma gauche, Wade (ce roquet racé de Kevin Bacon), un type dont on comprend d’emblée qu’il est louche parce qu’il boit des bières quand tout le monde est aux jus de fruits. Bref, la famille Oasis plongée dans un remake de Delivrance. Sauf que tout est propre, et pas seulement les paysages passés au kärcher teuton. C’est à peine si Meryl Streep apparaît épaules nues dans une mare au crépuscule, tandis que Kevin nusty Bacon (qui nous aura heureusement fait admirer son torse tout en sèche nervosité quelques plans plutôt) l’épie adossé perversement contre le tronc immmmmense d’un arbre. La goutte trop salace qui fera déborder le vase arachnéen de Meryl (dont on n’ose imaginer la réaction plongée dans le Bus 678 de Mohamed Diab) et rendra les Oasis méchants, très méchants… L’aventure, la vraie, commence…
Bon, on se moque, on se moque, mais au final, c’est bien Curtis Hanson (qui trois ans plus tôt avait déjà testé avec succès le coup de la famille ébranlée par un élément-corrupteur-venant-de-l’extérieur avec la terrifiante Main sur le berceau et l’improbable Rebacca de Mornay en parfait alien pré-Prometheus) qui emporte le morceau. Malgré ses très très grosses ficelles (au propre comme au figuré), La Rivière sauvage se laisse voir sans qu’on ait le temps de dire stop, alors qu’on l’a pensé d’emblée très fort. La faute à qui, ou à quoi ? Au savoir-faire. Celui d’un metteur en scène inégal mais efficace, qui se révèlera le tour suivant avec L.A. Confidential, puis confirmera avec le génial Wonderboys ou le bluffant 8 Mile (ensuite moins). Celui d’un couple d’acteurs béton, la sculpturale, et universellement reconnues comme telle, Meryl Streep, l’actrice qui peut tout faire, et le savoureusement vénéneux Kevin Bacon, un des acteurs les plus intrigants de sa génération (trop, sans doute, pour pouvoir durer à Hollywood). Pas si surprenant, en conséquence, que de bons ingrédients (ajoutons une pincée de John C. Reilly) et un bon chef en cuisines produisent à l’arrivée un bon divertissement (des familles). Tout est bien qui finit bien.
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| Tags : la rivière sauvage, curtis hanson, meryl streep, kevin bacon, john c. reilly, rebecca de mornay, les femmes du bus 678, mohamed diab, la main sur le berceau |
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11/06/2012
Vous avez un message de Rock Hudson

Et sans chichis.
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10/06/2012
Prometheus

Peut-être l’idée la plus géniale de ce Prometheus qui n’en manque pas est-elle la comparaison revendiquée entre David, l’androïde chargé de mener le vaisseau spatial à destination, et Peter O’Toole dans Lawrence d’Arabie. Michael Fassbender se donne une tête de premier de la classe méché et péroxydé, un poil ambigu dans son désir névrotique de ressembler, non pas tant au héros des Sept piliers de la sagesse (l’homoérotisation de cette fascination de midinette est par ailleurs confortée par la sexualité notoirement invertie de son idole), mais à son double incarné sur pellicule, l’acteur. Machine créée par l’homme, David ne peut en effet s’identifier à ce dernier, mais à sa copie divinement sublimée par la grâce du maquillage et du cinéma. À défaut d’être égal à son créateur et orgueilleusement hostile à l’idée de lui sembler inférieur, David s’emploiera donc à le dominer et, partant, à organiser sa perte, comme Lawrence, d’une certaine façon, le fit avec l’empire colonial britannique.
Le vaisseau Prometheus (du nom du titan grec qui vola le savoir divin de la création des hommes) effectue durant plusieurs années un long trajet à travers l’espace qui mène l’équipage, constitué de scientifiques et de techniciens, de la Terre vers une planète inconnue, dont la clé a été inspirée aux archéologues Shaw (Noomi Rapace) et Holloway (Logan Marshall-Green) par des dessins récurrents gravés sur des parois caverneuses antédiluviennes. Auparavant, la spectaculaire séquence inaugurale aura révélé un de ces paysages du déluge, un être modelé aux proportions idéales des statues grecques (voir le Prométhée de Scott Eaton, 1996) et à la figure monstrueusement écarlate ingurgitant une potion thaumaturgique sur un rocher cerné par un océan torrentiel. À cette image terrienne d’une Genèse humaine, succède bientôt la représentation extraterrestre d’une Apocalypse infernale. Mais les deux sont liées.
Le film de Ridley Scott, on le sait, est un prequel de la série des Alien. On y retrouve les attendus et les protagonistes de toute aventure spatiale qui se respecte. Ici, le commandant de bord est un Noir, Janek (Idriss Elba), et la directrice de l’opération une blonde hitchcockienne au sang-froid, Meredith Vickers (Charlize Theron). Un géologue et un botaniste contribuent, par leur antagonisme feint, à borner le suspens d’un voile de légèreté comique, du moins jusqu’au point de non retour de leur inutilité scénaristique. Mais l’intérêt de Prometheus, au-delà de l’astuce commerciale, réside dans le fait que Prometheus développe sa propre intrigue et son propre univers artistique. Il pose plus que jamais l’impossible question du commencement, qui renvoie l’être humain à sa fascination autant qu’à sa hantise de l’infini. Il donne une idée de l’impensable – l’homme créé par une autre créature qu’un Dieu –, sans pour autant bafouer le pensé – l’existence d’un Dieu à l’origine de ces « ingénieurs ». Il fait basculer les principes admis – la Terre ne serait pas le berceau –, sans les révoquer complètement.
Toute l’architecture de la narration s’appuie donc sur ce jeu de questions sans réponses définitives, auquel sont confrontés tant les humains que le robot, tant les ingénieurs que les monstres que ceux-ci ont fabriqué pour anéantir les humains. Mais pourquoi celui qui a donné la vie chercherait-il à la reprendre ? Peut-être parce que, en bons élèves du docteur Freud, nous pensons qu’il faille tuer le père, et que cette menace parût odieuse aux ingénieurs nos maîtres ? La filiation (l’esprit) et la reproduction (le corps) constituent les deux pôles de convergence et de divergence à partir desquels s’articule l’épopée du Prometheus et de ses passagers. De David reconnu comme fils spirituel par Weyland (Guy Pearce), le financeur de l’expédition qui souhaite finir sa vie auprès de ceux qui lui ont permis de la commencer, à Elizabeth Shaw qui donne naissance à l’entité hybride qui scellera le sort de l’humanité, tout est, sans cesse et toujours, affaire de familles…

15:37 Publié dans Films très bien vus, Sorties 2012 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : prometheus, ridley scott, noomi rapace, michael fassbender, guy pearce, idris elba, logan marshall-green, scott eaton, alien |
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Discipline of DE (Gus Van Sant, 1982)
Gus Van Sant a environ 25 ans lorsqu'il adapte la nouvelle de William Burroughs. Envisagé pour un long métrage, faute de moyens Do Easy devient un court. Ou comment utiliser chaque geste à bon escient.
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| Tags : gus van sant, william burroughs |
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09/06/2012
Juke Box : Jeannette
Jeannette chante "Por qué te vas", dans Cria Cuervos (1976) de Carlos Saura.
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| Tags : jeannette, carlos saura, por que te vas, cria cuervos |
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08/06/2012
Les Femmes du bus 678
Dans l’Égypte d‘avant la Révolution, Seba (Nelly Karim), Nelly (Nahed El Sebaï) et Fayza (Bushra Rozza) sont victimes d’agressions sexuelles. La première est violentée par des supporters de football au sortir d’un match victorieux, la seconde est tirée par la main sur plusieurs mètres par un automobiliste entreprenant, la troisième se fait régulièrement caresser dans la promiscuité anonyme du bus qui l’emmène quotidiennement à son travail. Chacune va chercher une réponse à ce problème, que chacune en vient à considérer comme son problème, tant la société leur dénie le droit à toute représentativité. Aux yeux de tous, la victime est automatiquement la coupable.
Seba, femme bourgeoise et éduquée, a les moyens de porter haut la parole de celles qui en sont privées et vante les mérites de cours d’autodéfense à la télévision. Nelly, plus jeune et pragmatique, qui manie la rhétorique dans le cadre de stand-up, ira plus loin dans la protection de ses droits, brisant non-dits et tabous jusqu’à porter son cas en justice, pour le rendre universel. Fayza, issue d’un milieu plus modeste que les précédentes, agit quant à elle par instinct de survie et blesse d’un coup de canif les hommes qui portent atteinte son intégrité : ses méfaits font la une des journaux et vident temporairement les bus.
Le film fait rejoindre le destin de ces trois femmes, tandis qu’une enquête policière tente de démêler le vrai du faux. Et au bout du compte, les faussent victimes se révèlent être les véritables coupables.
S’appuyant sur des faits réels, le film de Mohamed Diab rappelle combien le chemin est long à parcourir avant que hommes et femmes soient véritablement libres et égaux.
Si la mise en scène n’est pas vraiment à la hauteur du propos, et le scénario un peu trop appliqué à suivre le canevas du film choral américain, la force du sujet et l’interprétation des comédiennes ne laissent d’impressionner.
20:12 Publié dans Films bien vus, Sorties 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : les femmes du bus 678, mohamed diab, nelly karim, nahed el sebaï, bushra rozza |
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07/06/2012
Bande originale : The Thing
09:29 Publié dans Bande originale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : ennio morricone, the thing |
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06/06/2012
Lisons un peu avec Dean Martin
Lire ou boire, faut-il vraiment choisir ?
10:26 Publié dans Lisons un peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : dean martin |
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05/06/2012
Get Carter (La Loi du Milieu)

Get Carter (La Loi du milieu, 1971) est un film (de Mike Hodges) déconcertant. Michael Caine y interprète un tueur sang froid & cœur de pierre qui revient à Newcastle, sa ville natale, pour y venger la mort de son frère Frank. La grande cité industrielle du nord de l’Angleterre est alors le terrain d’activité de deux caïds locaux, Cyril Kinnear (John Osborne) et Cliff Brumby (Brian Mosley), que John Carter va s’employer à neutraliser. Au cœur de l’investigation : un film porno dans lequel le justicier découvre que sa nièce Doreen (Petra Markham), qui est aussi possiblement sa propre fille, a été abusée. Coulent alors dans ses yeux arides, où se reflètent cruellement la projection des images criminelles, des larmes de détresse et de rage.
L’action se situe à la fin des années soixante et plonge dans la marginalité suburbaine, avec la pointe nécessaire de glamour up-to-date qui sied à l’époque : décapotable profilée, mannequin psychédélique, chairs surexposées. Le sexe, d’entrée de jeu, est montré comme une marchandise que les malfrats s’échangent et convoitent : la maîtresse de Carter (Britt Ekland), celle de Kinnear et Brumby (Geraldine Moffat), celle de Frank (Dorothy White), la tenancière de l’hôtel et même Doreen sont logées à la même enseigne d’une soumission absolue au pouvoir phallocrate et malsain de l’argent corrupteur.
Le cinéma, quant à lui, est présenté comme un exercice de voyeurisme pour impuissants. Quand les images super-8 éclaboussent l’écran, Carter pleure autant sur le sort réservé à Doreen que sur ce que les images lui renvoient de lui-même, puisque, au fond, connaissant chacun des protagonistes qui ont participé à la triste cérémonie du viol, il participe de ce milieu. Il est un des motifs de la toile, le spectateur sans qui le film ne vaut rien, puisqu’il perd sa fonction première d’être vu. Il est donc complice.
Caine, à son habitude, est plus qu’impeccable. Le terme flegmatique a été inventé pour lui. Sa classe reptilienne, associée à une énergie aussi froide que déterminée, donne à son jeu la structure de fer qui porte l’originalité du film. Le compositeur Roy Budd (Soldat Bleu) finit d’emballer l’affaire (honnêtement mise en scène par Mike Hodges, dont ce fut le premier film) dans une partition jazz suavement al dente. Celle-ci prépare, accompagne et accomplit artistiquement le torrent furieux et impétueux qui prend corps en Caine/Carter, un torrent si déchaîné qu’il finira par l’emporter lui-même au-delà de toute raison et au-delà de ce qu’il lui restait d’humanité.
Roy Budd interprète Get Carter.


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04/06/2012
Vous avez un message de Priscilla Lane.

Et il est plein d'espoir.
19:32 Publié dans Vous avez un message | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : priscilla lane |
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03/06/2012
Disparue
À partir de quel moment disparaît-on ? Aux yeux de la police, quelques heures pour un enfant, quelques jours pour un adulte, sauf circonstances aggravantes. Dans le cas de Molly Parrish (Emily Wickersham), il en faut un peu plus à la police de Portland pour déclencher les investigations. Un peu plus de foi dans l’hypothèse même de la disparition. Bref, disparaître est un privilège qui n’est pas donné à tout le monde.
Jill (Amanda Seyfried) se rend immédiatement compte que quelque chose cloche à son domicile quand elle rentre de son travail au petit matin et trouve le lit de sa sœur inoccupé. Parce que Molly lui avait demandé de la réveiller, parce que c’était le jour de son examen, parce que, surtout, Jill vit dans l’angoisse d’une menace permanente depuis qu’elle a elle-même fait l’objet d’un kidnapping une année plus tôt. Séquestrée durant une journée entière au fond d’un trou en plein cœur de la forêt, elle n’a dû son salut qu’à une maladresse de son ravisseur. Mais incapable de retrouver par la suite le lieu de sa séquestration, les autorités ont mis en doute sa version des faits et conclu à une pathologie psychiatrique.
Du coup, pour l’inspecteur Powers (Daniel Sunjata) on ne disparaît pas à deux reprises, surtout lorsqu’il n’y a pas eu de première fois. Jill Parrish doit donc seule partir à la recherche de sa sœur avant qu’il ne soit trop tard, tandis que la police… part à ses trousses.
L’histoire est cousue de fil blanc et l’enquête de Jill jalonnée de petits cailloux de même couleur qui lui permettent de progresser méthodiquement jusqu’au criminel. Rien ne tient vraiment la route, mais, curieusement, ce n’est pas bien grave. Avec l’annonce de l’été, les premières canicules et la promesse d’un rosé frais en terrasse, Disparu (où l'on retrouve Wes Bentley, lui même perdu de vue depuis American Beauty), film sans enjeu mais joueur, vient utilement compléter la panoplie de saison.
14:22 Publié dans Pilotage automatique, Sorties 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : disparue, heitor dhalia, amanda seyfried, emily wickersham, daniel sunjata, wes bentley |
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02/06/2012
Juke Box : Edward Norton
Edward Norton interprète "My Baby Just Cares For Me" dans Tout le monde dit I Love You (1996), de Woody Allen.
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| Tags : edward norton, woody allen, tout le monde dit i love you, my baby just cares for me |
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Bernard Herrmann - The Nightmare : Music From the Motion Picture Vertigo (by Alfred Hitchcock)
Edward Ward - Lullaby of the Bells : Music From the Motion Picture Phantom of the Opera (by Brian de Palma)
Ennio Morricone - Main Theme (The Thing: Music From the Motion Picture)